On enregistre, dans chaque compte :
Pour des raisons historiques on ne disposait pas d'additionneuses imprimantes à la fin du XVe siècle, il est traditionnel de présenter les comptes en deux colonnes dont l'une reçoit l'enregistrement des augmentations de l'élément et l'autre les diminutions. Mais le maintien de la tradition se justifie, dans ce cas particulier, par la commodité de lecture: il est en effet intéressant de lire distinctement selon leur sens les variations intervenues.
Ceci noté, il reste à choisir l'affectation à donner respectivement à chacune des deux colonnes: il va en effet de soi que cette affectation doit, toujours par souci de commodité c'est à dire d'efficacité , résulter d'un choix commun à l'ensemble des comptes. Or pour ce choix, on se trouve en présence d'une option.
On pourrait estimer que le plus simple est d'affecter systématiquement la même colonne de tous les comptes à l'enregistrement des augmentations, l'autre recevant évidemment les diminutions. Il en résulterait que:
Selon ce principe de notation, la compensation ne se traduirait donc pas toujours de la même façon.
La signification des enregistrements ne serait pas altérée, ni la commodité de lecture de chaque compte: mais il serait difficile de contrôler, au fur et à mesure de la notation comptable, que la compensation est correctement respectée.
De ce point de vue, qui devient accessoire du fait des progrès dans les matériels mis à la disposition du comptable mais qui, jusqu'ici, avait une grande importance, il apparaît que la plus grande commodité doit être recherchée par référence, précisément, à la mise en évidence de la compensation.
C'est la seconde branche de l'option, qui consiste à utiliser une colonne chaque type de rupture de l'équilibre: l'une pour les ruptures de sens positif, l'autre pour les ruptures de sens négatif.
Dans ces conditions, la compensation sera vérifiée aussi longtemps que les enregistrements resteront égaux dans chacune des deux séries de colonnes.
Que l'on choisisse la droite ou la gauche n'a plus, ensuite, qu'une importance secondaire, et c'est si vrai que la pratique anglaise est inverse, sur ce point, de la pratique continentale. Il importe seulement de s'entendre, la convention courante étant que, par référence à notre distinction initiale entre mouvements :
Pour des raisons purement historiques dont la connaissance et l'analyse apporteraient plus de trouble que de clarté, le vocabulaire couramment utilisé est le suivant:
La règle de la partie double peut en conséquence être exprimée sous une nouvelle forme, plus conforme au langage comptable courant:
Pour s'assurer que l'équilibre a bien été effectivement maintenu conformément à cette règle, les comptables confrontent l'ensemble des enregistrements faits dans tous les comptes et vérifient l'égalité entre total des « crédits » et total des « débits » ; c'est ce qu'on appelle faire une balance.